Une image, ça vaut combien de mots ?

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Sans rabâcher la surclassique citation de Confucius qui voudrait qu’une image vaille mille mots, faut-il encore s’interroger sur la raison d’être des photos sur un site Internet ? Quelle valeur attribuer à l’image aux côtés des autres contenus dans l’environnement digital ? Et surtout, comment s’y prendre pour gagner en efficacité ? Questions essentiels à se poser pour tout éditeur, entreprise ou pas, qui décide de créer ou réinventer son site Internet.

 

Premier effet

La fonction immédiate de l’image est d’attirer l’attention. En effet, sur tout support de communication et en particulier dès l’arrivée d’un visiteur sur un site Web, nous n’avons que quelques secondes pour le convaincre… de se laisser convaincre qu’il est sur un site qui correspond bien à sa recherche. C’est ainsi qu’entre en jeu la fonction seconde de l’image, son association avec des mots. Attirer par l’image, convaincre par les mots ou parfois l’inverse ou encore les deux en même temps, c’est un concept pourrait-on dire. C’est en tout cas ce qui convainc le visiteur qu’il est au bon endroit et qu’il peut continuer sa visite. Sinon, il quitte le site et poursuit sa recherche sur Google, s’en est alors fini d’un contact, d’un prospect et d’un client potentiel.

 

Deuxième effet Kiss Cool

Passé les premiers instants d’une visite encore faut-il maintenir l’intérêt, guider le visiteur vers ce que l’on souhaite lui faire découvrir et encore mieux, lui faire faire. On trouve un peu partout des chiffres et études qui donnent à foison d’excellentes raisons d’intégrer dans son site des photos : qui sont plus rapides que les mots à atteindre le cerveau, qui font d’avantage répondre que des mots seuls, que les engagements font plus que doubler avec des images tout comme les conversions qui sont décuplées dès quelles figurent des personnages réelles.

Phénomène maintenant largement établi, on sait que les internautes en visites font mieux que lire et décrypter les images, ils scannent les pages. C’est le règne de la lecture rapide pour ne retenir que l’endroit ou cliquer et obtenir information ou service. Images, vidéos et gros titres sont alors les points d’arrêt du visiteur. On observe le même phénomène puissance dix sur les réseaux sociaux où les temps de visites, lectures et engagements sont encore plus courts.

Gamblin photo

 

Source : www.gamblin.fr   Photo : Nicolas Kalogeropoulos

Des bonnes photos pour les sites non marchands

Réglons tout de suite la question du site qui ne vend pas directement ses produits ou services sur Internet. Le besoin de bonnes images est tout aussi critique que sur un site marchand mais à la finalité différente. Comme il n’y a pas d’achat immédiat sur le site il va falloir passer pas différentes phases intermédiaires pour convaincre l’internaute qu’il a trouvé le bon interlocuteur pour résoudre son problème, ses besoins, répondre à ses questionnements. L’image est ici essentielle sur deux plans. Le premier est celui de la crédibilité. Ce sont des images de qualité, réellement descriptives de l’entreprise et de ses services qui vont rendre crédible ou pas l’entreprise. Le deuxième niveau va rentrer d’avantage dans le détail concret des prestations offertes et là aussi il est question d’information mais encore de crédibilité. Aux yeux de l’internaute, l’entreprise se montre-t-elle crédible dans ses offres ? Si ces dernières relèvent de prestations intellectuelles comme dans le conseil en général, la tâche est délicate mais pas désespérée. C’est dans la partie blog de son site que va se construire la crédibilité au fil du temps. Quoi de mieux que des images réelles des entreprises clientes, de sa propre participation à des événements professionnels et de tous les « à côté » de la vie d’un prestataire de services avec ses clients.

 

Bons produits, bonnes images, bonne ventes

Sur un site de vente en ligne, on ne se pose pas la question : pas d’image, pas d’achat du produit. C’est la fonctionnalité de visionnage et la qualité des images qui vont couvrir un moment clé du processus d’achat. Côté technique, le produit doit pouvoir être vu sous différents angles de vus et dans de grands formats. On sait maintenant que ce sont les grandes images qui fonctionnent le mieux. Il faut malgré tout pouvoir zoomer les images. C’est l’internaute qui décide. Avant d’acheter il doit pouvoir scruter tous les détails pour se laisser convaincre et se rassurer. C’est en même temps un gage de transparence de l’entreprise qui les vend et qui n’a rien à cacher. Il est aussi important que les images soient correctement organisées entre elles. Il s’agit ici de leur présentation générale et de l’accès aux différentes images. Il faut que les alignements des marges autour du produit en image restent homogènes. C’est une manière de rendre la visite agréable, constante et offrir la meilleure expérience utilisateur possible.

Lacoste R

Source : www.lacoste.com

 

Avoir de bonnes d’images

Après la disponibilité des images, la qualité reste fondamentale. Haute résolution, grand format mais malgré tout le plus optimisé possible pour éviter qu’une vitesse de chargement de la page trop lente handicape la visite. Mise au point, profondeur de champs et netteté des images sont bien évidemment le plus important. On ne vend pas un produit avec des photos floues.

La qualité d’image c’est aussi le travail des fonds, des ombres et donc des éclairages qui là aussi doivent être harmonieux et homogènes d’un produit à l’autre. L’éclairage c’est aussi la couleur des produits qui, en plus d’être visuellement agréable, doit être conforme à la réalité de l’aspect des produits que l’on vend. Outre le risque de « publicité mensongère », la survente par une présentation trop étincelante n’est pas la meilleure manière de fidéliser sa clientèle. L’expérience client pourrait s’avérer décevante par la suite.

Le travail de prise de vue est donc considérable face aux enjeux. A voir de quelles manières la question de la production pourra être réglées entre le faire soi même avec ou sans studio intégré ou avoir recours à un professionnel. Tout dépend des besoins de l’entreprise et de son niveau d’exigence.

 

Je prends moi-même les photos

Il n’y a que trois solutions pour obtenir des images : faire les photos soi-même, les acheter dans des banques d’images, avoir recours à un professionnel. Voyons les toutes rapidement. Les faire soi-même ou par quelqu’un de l’entreprise présente plusieurs avantages. L’entreprise en possède les droits, les images peuvent être faites au gré des besoins et sans délai, de bons appareils existent et il est possible avec un peu de soin d’obtenir de bonnes photos. L’inconvénient est que malgré tous ces avantages, faire des prises de vue, ça prend du temps et gérer, trier, retoucher, stocker, envoyer en prend autant sinon plus. Or le temps dans l’entreprise, personne ne l’a, tous accaparés à d’autres tâches plus importantes et plus urgentes. L’autre inconvénient réside dans la qualité des images produites. Des défauts visibles et répétés vont donner l’impression d’un travail mal fini et peu soigné, ce qui est désastreux pour l’image des produits et services et donc pour celle de l’entreprise. Il est fort probable qu’un concurrent direct qui lui aura fait l’effort de viser la qualité professionnelle de ces images en soit préféré.

 

J’achète dans les banques d’images

Ce n’est pas cher, le choix est immense, les photos sont bonnes. Il est vrai que ça dépanne parfois. Mais choisir dans des millions de photos prend un temps fou et encore plus si on cherche sur plusieurs banques d’images en même temps, pour lesquelles il faudra ouvrir des comptes payables d’avance. Un autre inconvénient est lié à la nature des sujets. Ces photos sont souvent prises à l’étranger et ça se voit à l’image par les vêtements, mimiques forcées, décors… Et si « tout ça ne sent pas vraiment la France », c’est en même temps étranger à l’entreprise, donc factice, voire trompeur. Pas bon pour l’image de marque. Et puis il y a également toutes ces photos qu’on retrouve partout sur le net. Si ce ne sont pas exactement les mêmes, elles se ressemblent tellement…

 

Je fais appel à un photographe professionnel

La dernière solution est de faire appel à un professionnel. Pour cette solution nous avons directement demandé à l’un d’entre eux de nous donner quelques idées.

Lire l’article : Nicolas Kalogeropoulos, photographe tout terrain.

 

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Auteur: CekaneCK

Christian Kamlet, fondateur et dirigeant de Cékane, formé en business school, ancien dirigeant d'agences de communication, entrepreneur du Web depuis 2005 et formateur en école de management.

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